MEXIQUE: TROP D’HOTELS A CANCUN, AVERTIT LE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT

08.11.09 Enviar esta nota  

Jennifer Gonzalez

La célèbre station balnéaire de Cancun, première destination touristique du Mexique, est «saturée» par la prolifération des hôtels, qui «met en danger ses écosystèmes», a averti le ministère mexicain de l'Environnement.

CANCUN, Mexico; 11 août 2009.- La zone hôtelière de Cancun, qui reçoit quelque 12 millions de touristes étrangers chaque année, «a une croissance rapide mais désordonnée et tout ce qui grandit sans ordre est voué à l'échec», a expliqué à l'AFP Raciel Villegas, spécialiste de l'impact environnemental au ministère.

Cette langue de terre lagunaire sur la mer des Caraïbes «est saturée en termes de constructions», selon lui: l'opération «Combien de chambres?» menée par le ministère a compté «36 800 chambres dans la zone hôtelière, pour un total autorisé de 30 900».

Les constructions sauvages ne constituent pas les seules menaces pour l'environnement, explique-t-il, mentionnant la fermeture récente d'un hôtel dont le propriétaire avait rempli «sa» plage de sable artificiel. Un avantage commercial qu'il annonçait dans ses publicités, dans une zone où les plages ont été réduites à peu de chose par l'ouragan Wilma, en 2005.

En l'occurrence, l'hôtelier avait accumulé du sable calcaire, de très faible densité, que les vagues emportent facilement et qui s'en va étouffer, à une centaine de mètres de là, le corail de la deuxième plus grande «barrière» au monde après celle de l'Australie.

A Cancun, il est temps de «ne plus autoriser de constructions nouvelles», tranche M. Villegas.

Photo: AFPLes mêmes dangers menacent, un peu plus au sud, la zone côtière de la «Riviera Maya», théâtre d'un «développement énorme», souligne-t-il, où Playa del Carmen promet de concurrencer Cancun, à quelques dizaines de kilomètres des ruines Mayas de Tulum.

La «Riviera Maya» était quasi-déserte jusqu'aux années 90, et elle compte aujourd'hui «autant ou davantage de chambres d'hôtel que Cancun», remarque l'expert.

Là aussi, les dépassements des limites des permis de construire et la création de plages artificielles sont monnaie courante, avec les mêmes effets néfastes sur les écosystèmes, selon lui.

L'effet conjugué au Mexique de la crise économique et de la grippe porcine sera peut-être le meilleur allié des défenseurs de l'environnement dans la région, où l'activité touristique est nettement ralentie cette année: les hôtels, occupés à 78,1% et 84,1% en juin et juillet 2008, l'ont été cette année à 54,8% en juin et 69,8% en juillet, selon l'Association des hôtels de Cancun.

La reprise semble là en ce début août, avec un taux de 71,1% proche des 71,8 d'août 2008, mais un seul hôtel, de 240 chambres, est actuellement en construction à Cancun, sur les cinq prévus d'ici fin 2011, précise l'association.

(Agence France-Presse)

DEVELOPPEMENT FULGURANT DE L'EOLIEN EN CHINE
Dan Martin

ZHANGBEI, Chine.- Le fort sifflement du vent dans les turbines éoliennes à perte de vue n'a rien d'incommodant pour Deng Hui, bien au contraire: «C'est le son de l'argent que l'on imprime», s'esclaffe le directeur général de la China Energy Conservation Investment Corp.

Sur ces terres à trois heures de route au nord de Pékin, l'entreprise étatique a transformé l'ancienne petite ferme dotée, il y a deux ans, d'une douzaine de turbines, en un parc de 200 éoliennes, forêt de moulins à vent de 80 mètres de haut, destinés à convertir la force motrice du vent en énergie. La croissance fulgurante de ces installations illustre les efforts d'investissements dans l'éolien faits en Chine, un pays qui veut à tout prix réduire la part de la houille dans sa production d'énergie et accroître celle des sources d'énergie propres et renouvelables.

Les centrales au charbon représentaient fin 2008, selon Greenpeace, 75% des 792 GW de capacités installées de production d'électricité dans ce pays qui forme, avec les États-Unis, le duo des pays les plus pollueurs de la planète.

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